Vaillants, solidaires et ambitieux dans leur plan de jeu, les Wildcats sont tombés les armes à la main ce mardi soir face à ensemble parisien bien supérieur, à qui il n’aura fallu qu’un seul tiers temps pour matérialiser l’immense delta séparant une formation de Division 1 à une entité de Ligue Magnus. Mais dans la continuité de leur sortie tourangelle, les partenaires d’Hugo Sarlin ont à nouveau démontré qu’ils avaient de réelles capacités à hausser leur niveau de jeu, à l’instar d’un dernier tiers temps remporté, le tout sans l’usurper. Pour un futur meilleur ?
D’abord ambitieux dans leur plan de jeu et mettant en difficulté une formation parisienne a qui il aura falu quelques minutes pour se mettre en jambe, Épinal donnait une sérieuse réplique aux Franciliens. Seulement, sur la première possession des visiteurs en terres vosgiennes, Pardo faisait mouche (0-1, 06’22’’). Au moment de la première sirène du soir, il y avait comme un sentiment de satisfaction dans les travées de Poissompré de voir un ensemble spinalien plaisant sur la glace. Mais la suite des événements allait être nettement moins glorieuse.
Un deuxième tiers létal
Car vingt minutes plus tard, les Jokers collaient un cinglant 0-6 à des Wildcats ayant traversé ce tiers médian comme un chemin de croix. Volcan calmait les ardeurs de Poissompré (0-2, 25’47’’), avant que Gibert et alors qu’un possible hors-jeu précédait le but ne vienne mettre fin à tout suspens (0-3, 29’52’’). Ensuite, Myllymaa (0-4, 32’47’’) s’invitait trop facilement à la fête. Pire encore quand en un éclair d’une minute et cinquante-sept secondes, Cergy-Pontoise allait donner au score des allures de démonstration. Volcan par deux fois (0-5, 35’24’’ ; 0-7, 37’21’’) et Macklin (0-6, 35’56’’) donnaient les derniers coups de bâtons à des Vosgiens qui avaient rendu les armes. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, Alexandre Lubin devait se retirer des débats, touché aux adducteurs.
De l’orgueil et du positif à garder
Après ce trou d’air payé au prix fort, Épinal ne pouvait quitter l’épreuve Reine de la sorte. Avec beaucoup de courage et un état d’esprit semblable aux premières minutes, les Wildcats allaient faire jeu égal avec les pensionnaires de l’élite hexagonale, s’offrant même le luxe de s’octroyer le gain d’un ultime tiers anecdotique, mais tout de même.
Bjorn Robinson (1-7, 42’54’’), puis Hugo Sarlin (2-7, 57’38’’) donnaient moins d’ampleur au score et un peu de bonheur à une patinoire de Poissompré des grands soirs qui n’aura cessé de pousser ses favoris malgré les difficultés du moment. Il est indéniable que la répétition de ce type de prestation en championnat devrait se matérialiser rapidement, sous réserve d’y remettre les mêmes ingrédients. La réception des Éléphants de Chambéry ce samedi devra impérativement servir d’exercice d’application.
M.B.